Nouvelle-Zélande

3 semaine en Nouvelle-Zélande pour découvrir la van Life!
Décembre 2019
3 semaines
Dernière étape postée il y a 65 jours
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Publié le 17 décembre 2019

Jour 99

Nous prenons notre vol pour Christchurch via Melbourne. On est vraiment excités de se rendre en Nouvelle-Zélande, ce “tour du monde”, c’est vraiment des shoots de bonheur à chaque fois!

Jour 100

Pour notre 100ème jour de voyage, nous arrivons en Nouvelle-Zélande!! Nous atterrissons à 5h du matin. Nous nous allongeons/dormons 2 petites heures sur des canapés plutôt confort aux arrivées de l’aéroport de Christchurch. Pour une fois qu’il n’y a pas de douloureux accoudoirs entre les sièges dans un aéroport, profitons en!!

Le passage de la douane est très rapide. Par contre, il y a une inspection minutieuse des sacs et des chaussures de randonnée, tentes etc... afin de ne pas ”contaminer” l’île avec des espèces de plantes ou nuisibles qui ne soient pas présents sur l’île.

Aéroport de Christchurch  

A 8h30, le propriétaire de Kia Ora Campers, la société à laquelle nous avons loué le van vient nous chercher. Il nous briefe pendant une petite heure sur le fonctionnement du van: gaz, vidange des eaux usées, recharge des batteries etc... L’accueil est très sympathique même si l’accent néo-zélandais nous challenge un peu!!

Nous sommes vraiment contents du van qui est super bien équipé et aménagé! On est comme des gosses!!

Nous partons faire le plein de courses: 130€ le caddie! Ça fait mal après les prix Balinais!!!;-)

En mode courses au Countdown!  

Nous prenons ensuite la route pour Akaroa, notre première étape à 80km de là. Pour un premier jour, c’est amplement suffisant. Ici, on roule à gauche et manœuvrer avec le van demande un petit temps d’adaptation. Mais Micka adore ça! Très vite des collines verdoyantes apparaissent, d’un vert très dense. La route est vallonnée et on arrive à un superbe point de vue sur la baie d’Akaroa. Nous mangeons à l’intérieur du van car il fait frais et un peu couvert, mais on sent que le lieu a vraiment du potentiel. On entend les moutons bêler! Un petit air d’Irlande?? (en tout cas telle qu’on l’imagine) Ça donne envie de faire du woofing c’est tellement paisible! On se verrait bien s’occuper des moutons dans une des fermes du coin!

 Baie d’Akaroa

Nous trouvons dans un placard une boîte de chocolat offerte par la compagnie de van pour nous souhaiter la bienvenue!

 Cadbury power!

Arrivés à Akaroa, nous nous installons sur un emplacement gratuit. C’est plus un parking avec un alignement de camping-car mais il a le mérite d’être tout près de la ville qu’on veut explorer à pied. Nous nous rendons aux églises St Patrick et St. Peter, églises construites en bois qui sont assez jolies. La ville qui fut fondée par des français en 1840, en pleine période de chasse à la baleine a gardé quelques souvenirs de cette période. Les noms des rues et des petits restos et boutiques sont français.

Églises d’Akaroa 

Nous nous baladons sur le front de mer et les jetées pour profiter des beaux paysages. Le soleil pointe le bout de son nez en fin d’après-midi pour notre plus grand bonheur!!

Akaroa et la péninsule de Banks qui l’entoure abritent une colonie de dauphins, (les dauphins d’Hector), la plus petite et la plus rare des espèces de dauphins au monde. Des excursions en bateau sont organisées pour aller les observer. Nous n’en verrons pas depuis la rive.

Je prépare le premier repas sur nos super plaques de cuisson pendant que Micka en mode bricolo monte la table pour manger dehors.

Ce soir le coucher de soleil est à 20h50!! Ouahou ça fait bizarre! Nos journées vont s’allonger considérablement.


L’aménagement du van

Le van que nous avons loué est un Ford Transit de 6m de long. A l’intérieur on trouve les banquettes canapés pour la journée qui se transforment en lit le soir, une petite table, un frigo, un micro-onde et des plaques de cuisson au gaz, un évier avec un petit plan de travail pliable. Il y a de nombreux espaces rangement au-dessus et au-dessous des banquettes. Nous avons même la chance d’avoir un van self-contained, c’est à dire qu’il y a un espace toilettes, avec donc un WC et une petite douche vraiment super pratique. Au delà de l’aspect pratique, le fait d’être « self-contained » nous autorise à se poser dans tous les espaces camping même ceux qui ne sont pas équipés de sanitaires et en bord de route, ou dans la nature, là où ce n’est pas interdit. Sans ce self-contained on serait obligé d’aller dans les campings payants ou équipés au moins de toilettes.

Notre van en mode jour & nuit 

Pour monter et démonter le lit on met vraiment 3 minutes chrono et le couchage est hyper confortable avec des couettes moelleuses! On a aussi un petit chauffage au cas où. Le van est alimenté en électricité par les panneaux solaires. Ça suffit pour le frigo mais pas pour le micro-onde, la bouilloire... Là, il faut se brancher sur secteur mais on s’en passe très bien.

Cuisiner et manger à l’intérieur du van est un luxe qu’on apprécie au vu de la météo très pluvieuse du pays. D’autres modèles de van avaient l’espace cuisine dans le coffre, ce qui oblige à cuisiner dehors. Pas toujours très agréable.

Pour vous donner une idée, nous payons 115€ par jour pour ce van ce qui est un prix correct. En haute-saison c’est encore plus cher et avec des compagnies plus connues aussi. Nous n’avons pas eu à verser de cautions, mais certaines compagnies en réclament: autour de 3500$ et la caution n’est restituée que 3 à 4 semaines après la restitution du véhicule. (On n’apprécie pas du tout ce genre de pratique spéculative sur le dos des touristes!)

Jour 101

Ce matin, nous partons explorer la péninsule de Banks. Malgré le ciel gris, les paysages sont vraiment saisissants: très vallonnés, les collines se succèdent avec toutes les nuances de vert un vert très profond. Une végétation éparse et des grandes zones de pures collines pelées balayées par les vents. Ajoutons à cela des moutons par centaines et des points de vue sur les différentes baies qui plongent dans la mer. La Nouvelle-Zélande est un archipel volcanique. Ce sont des éruptions volcaniques qui ont formé des cratères dont la baie d’Akaroa est un exemple.

Nous nous arrêtons à Okains Bay et Little Akaloa Bay et faisons une courte balade jusqu’à un point de vue sur la baie d’Akaroa.

Okains Bay 
Près de Duvauchelle 

En roulant, nous nous écoutons un podcast sur la Nouvelle-Zélande. On découvre avec étonnement qu’il n’y a que 20 000 touristes français par an (dont la moitié venant de Polynésie française) sur 1,5 million de visiteurs. On en entend tellement parlé comme d’une destination à la mode qu’on aurait pensé plus. Mais c’est aussi sans compter le budget et le temps consacré à un tel voyage depuis la France. Plus de 20h-22h de vol sans compter l’escale et 1200€ minimum de billet d’avion.

On réalise notre chance de pouvoir intégrer ce pays dans notre voyage au long cours, c’était vraiment l’occasion car on ne l’aurait pas fait depuis la France.

Sur la route, nous nous arrêtons à une station de vidange. Il nous faut vider les eaux usées de notre van et remplir les tankers d’eau. On galère un peu car le gars de la location ne nous a donné que des explications à l’oral sans rien nous montrer. Mais finalement après quelques hésitations on s’en sort! Ça fait partie des petites contraintes du van mais les avantages de tous ces équipements prédominent largement!

Recharge en eau! 

Nous roulons environs 3h pour atteindre le lac Tekapo. Le ciel se dégage et l’arrivée sur Tekapo avec la chaîne de montagnes enneigées au fond est vraiment belle!!

Les bords du lac sont emplis de fleurs: des lupins dans un joli dégradé de couleurs blanches, roses et violettes. L’eau du lac est bleue turquoise, cette belle couleur propre aux lacs glaciaires.

Lupins au Tekapo Lake 

Au bord du lac se trouve une toute petite église « The church of good shepherd » construite en 1935 qui à l’intérieur a une immense baie vitrée offrant une vue sur le lac. Le petit paradis!

Church of good shepherd  

Le soir, après un petit repas pris dans le van car le vent souffle fort, nous posons le véhicule au camping gratuit à quelques kms du lac, en bord de rivière. Une journée bien sympa où nous prenons peu à peu nos marques.

PS Le van est équipé d’une balayette pour le plus grand bonheur de Micka!! (Comprendrons ceux qui ont subi ses foudres!;-))

Jour 102

Aujourd’hui, nous profitons du lac Tekapo. Nous grimpons au sommet du Mont St John et effectuons une boucle qui longe le lac pour environ 2h30 de marche. Au sommet du Mont St John, il y a un observatoire astronomique car la région du lac Tekapo est dénuée de toute pollution lumineuse et le ciel y est un des plus purs. La vue sur le lac est belle. Sa couleur bleue claire est liée aux fragments de roche glaciaire. Il y a 15 000 ans un glacier se trouvait à la place du lac.

Vue sur le lac Tekapo depuis le Mont St John
Observatoire astronomique 
Les changements de temps néo-zélandais! 

Nous continuons notre route sur une trentaine de kms pour rejoindre le lac Pukaki, aux belles couleurs bleue claires aussi. Nous posons le van au bord du lac dans un « free campsite » et profitons du coucher de soleil. Balade du soir au bord de l’eau, photos et apéro, le pied quoi!

 Lac Pukaki 

La Nouvelle-Zélande c’est un peu moins de 5 millions d’habitants pour une superficie de moitié de celle de la France. La population vit essentiellement sur l’île du Nord (3,7 millions).

Le pays compte par contre 30 millions de moutons qui broutent seuls sans bergers! Ils sont tondus une fois par an pour leur célèbre laine de mérinos.

Bien que le mouton mérinos soit la vedette de la laine néo-zélandaise, le cheptel est principalement constitué de Romney. Cette race d'origine anglaise est plutôt rustique et capable de s'adapter au climat "compliqué" du pays. Le mouton Romney est connu tant pour la qualité de sa laine que pour le goût de sa viande.

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déc
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Publié le 19 décembre 2019

Jour 103

Lever à 7h30 nous prenons le petit-déjeuner avec un joli soleil et une vue sur le lac Pukaki. Nous roulons environ 1h en direction du point de départ de notre randonnée. Les paysages sont absolument sublimes avec des vues sur le lac et les chaînes de montagnes enneigées. La route sillonne et on rentre dans une vallée traversée par des rivières et torrents glaciaires. On se sent un peu écrasé par ces sommets, c’est sublime mais si difficile à décrire!!

Aujourd’hui, comme vous le voyez, le Mont Cook est au programme!!!

Le Mont Cook, c’est le plus haut sommet de Nouvelle-Zélande. Il culmine à 3724m et s’élève de 7mm par an en raison de la tectonique des plaques. (La plaque Pacifique pousse la plaque Australienne). Le Mont Cook a été gravi pour la première fois en 1894 par une équipe de 3 néo-zélandais. Aujourd’hui, ça reste une ascension corsée réservée aux alpinistes.

Le nom de mont « Cook » a été donné en l’honneur du navigateur James Cook qui passa plusieurs fois en Nouvelle-Zélande lors de ses nombreux voyages. Mais le « vrai » nom du mont, le nom maori est Aoraki. Le nom maori a depuis peu été adopté comme nom officiel.

Nous choisissons d’effectuer la randonnée la plus célèbre pour voir le mont Cook: la Hooker Valley Track, une randonnée de 10km aller/retour. Elle mène au Glacier Lake situé au pied du Mont Cook.

Départ de la randonnée 

Nous traversons des paysages de lande sauvage avec des petites fleurs, des bruyères et des buissons de Tutu (plante endémique qui donne de petites baies rouges très toxiques). Le sentier traverse à plusieurs reprises la Hooker River sur de jolis ponts suspendus.

 Pont suspendu au-dessus de la Hooker river
Le Mont Cook dans les nuages 

Tout le long de la balade, on peut voir de petits glaciers desquels s’écoulent des cascades. Lorsqu’on arrive au Glacier lake à la fin de la balade, on voit le Hooker Glacier, un petit glacier qui reste au pied du Mont Cook. Celui-ci semble avoir énormément fondu et est près à disparaître.

 Au fond, le mont Cook et le Hooker glacier 

Le mont Cook est visible une bonne partie de la rando et on a la chance de pouvoir le voir avant que les nuages n’envahissent son sommet. Il est massif, escarpé, bien sûr couvert de neige et inspire le respect!

Après ces 2h30 de marche environ, nous allons voir le Glacier Tasman à quelques kilomètres de là, accessible par une courte marche d’approche.

Ici comme ailleurs, le drame du réchauffement climatique est visible sous nos yeux. Le Glacier Tasman recule de 500m par an minimum et il paraît tristement petit. Nous voyons le lac Tasman sur lequel flotte quelques petits icebergs et les énormes moraines formées par la fonte du glacier.

Lac Tasman et tout au fond, ce qu’il reste du glacier 

Le ciel s’est définitivement couvert et la pluie arrive. Il est donc temps de partir et d’aller manger bien à l’abri dans notre petit van!!

De quoi tenir un siège! 

Nous décidons au vu de la météo de continuer notre route en direction de Queenstown. Nous traversons beaucoup de zones de cultures avec des systèmes d’irrigation de grande envergure. Il faut dire que l’agriculture est une des premières ressources économiques du pays. Et vue les étendues il y a de quoi faire!

Nous passons devant des zones d’élevage bovin également et de production de laine de mouton (le mérinos avec pas mal de pub pour icebraker!). Nous voyons aussi des vignes (on ne connaît pas du tout le vin néo-zélandais mais on imagine qu’il se défend bien!) Au pied des vignes il y a des rosiers. Étant plus sensibles aux maladies les rosiers sont des indicateurs de présence de nuisibles.

Nous posons le van pour la nuit au bord d’un lac (lac Dunstan) à 1h de Queenstown. Le pays regorge de lacs! C’est sympa de manger ou se reposer dans le van en regardant le paysage à travers les grandes fenêtres du véhicule.

Bivouac du soir, lac Dunstan 

Il y a énormément de touristes en Nouvelle-Zélande, nous croisons beaucoup de vans et beaucoup de chinois et de taïwanais. On ne s’attendait pas à ce que cette destination les attirent autant. Mais ce ne sont pas des groupes, plutôt des couples qui voyagent seuls. Une classe aisée qui donne un nouveau ton au tourisme chinois. En tout cas, leur enthousiasme fait plaisir à voir!

Jour 104

Il a plu toute la nuit et ce matin ça continue. Nous partons pour Queenstown et nous garons au bord du lac Wakatipu près du centre-ville. Nous profitons d’une courte éclaircie pour visiter la ville. Queenstown a des allures de station de ski bourgeoise. Les bords du lac sont hyper beaux et s’y balader est très agréable. Des anciens hangars ont été réhabilités en restaurants et boutiques et le rendu est vraiment sympa.

Petite église de Queenstown  
Centre-ville de Queenstown  
 Vue sur la ville et son lac

Quand la pluie reprend, nous retournons nous mettre à l’abri et nous préparons des pancakes pour le goûter! Pas question de se laisser abattre par le mauvais temps!

 Pancakes party!

En fin d’après-midi, après un petit tour à la « dump station » (station de vidange des eaux usées et de remplissage, et oui encore!!), nous longeons le lac Wakatipu (80km de long et 400m de profondeur!!) par une route absolument sublime!! Nous nous arrêtons toutes les 2 minutes faire des photos. Les paysages sont incroyables lorsque le ciel gris s’éclipse! Nous bivouaquons au bord du lac. Il y a un vent à décorner les bœufs mais le spot est sublime. Les montagnes plongent dans le lac, on se croirait dans un fjord! On en profite un peu et à 19h...retour de la pluie!!!

Lac Wakatipu  
Bivouac à Kingston 

Jour 105

Il a plu toute la nuit et ça continue ce matin. Nous en profitons pour faire la grasse matinée, puis nous réfléchissons au programme. Les Milford Sound sont des fjords sublimes apparement immanquables à 3h30 de route. Pour en profiter pleinement, l’idéal est soit d’y faire une sortie bateau de 2h environ (65$ par personne), soit de la randonnée ou du kayak. Malheureusement au vue de la météo, on hésite vraiment à faire la route et réserver la croisière. Ça représente pas mal de frais et les engager pour trouver le ciel gris et la pluie ne nous dit pas plus que ça.

Nous décidons donc de rester près de Queenstown et de tenter de profiter d’une éclaircie éventuelle.

Malheureusement, la journée passe et la pluie continue... Nous roulons jusque Glenorchy par une route panoramique qui longe le lac Wakatipu et qui doit, on l’imagine offrir de superbes paysages par beau temps. Nous faisons un petit tour à pied entre les gouttes histoire de se dégourdir les jambes...

Mais vraiment pas grand chose...

Micka implore le dieu du soleil! 

On se refait des pancakes (incroyable le pouvoir réconfortant de la bouffe!), on s’écoute des podcasts qu’on adore, Micka trie ses photos, on papote et on prend patience.

Jour 106 

Nous remontons sur Wanaka et nous arrêtons au “visitor centre” pour voir les possibilités de randonnées. Nous voulions faire le Roy’s Peak, une rando de 5/6h qui offre une vue imprenable sur le lac. Mais avec la météo, ça parait franchement compromis. Le personnel nous explique que les prévisions météo sont encore pire pour les jours qui arrivent: de très fortes pluies sont annoncées. De nombreux chemins de rando sont fermés, des routes sont fermées car les rivières débordent et c’est pareil pour les rives du lac. Des parkings, des jetées sont entièrement sous l’eau. Ils n’ont pas vu de telles pluies depuis plus de 10 ans!

Donc les Milford Sound, c’est cuit, Le Roy Peak c’est cuit, les glaciers c’est cuit! C’est comme ça, on ne verra donc pas la majorité des hauts lieux de l’île du Sud. Peut-être aurons nous la chance de revenir un jour...

En tout cas nous ne sommes pas seuls dans ce cas là: Micka papote avec un Danois qui voyage en famille et qui est aussi dépité que nous! Les touristes sont tous en attente dans leur voiture... Une néo-zélandaise habitant à Wanaka prend des photos de la montée des eaux et nous explique qu’elle n’a jamais vu ça, que le mois de novembre 2019 a été le plus chaud jamais enregistré. La neige a fondu et les pluies fortes sont arrivées d’où une montée des eaux massives. Elle nous déconseille de continuer vers le Franz Josef Glacier au risque de rester coincé au passage de cols.

Nous pique-niquons donc à Wanaka pendant une courte éclaircie improbable (mais ô combien agréable!). Nous voyons les arbres cernés d’eau, des bateaux qui sont allés se coincer entre les arbres...

Le niveau du lac Wanaka au plus haut! 

Nous reprenons donc la route en arrière, nous repassons par le Lindis Pass pour retourner en direction du lac Tekapo et rallier la côte Est où la météo semble plus favorable.

Lindis Pass  

Après 3h de route, le soleil est de retour. On se dit donc qu’on a fait le bon choix. Nous nous arrêtons au lac Tekapo et refaisons la randonnée que nous avions fait il y a 3/4 jours sous un ciel un peu gris. Cette fois, le soleil tape et le ciel est d’un bleu vif alors qu’il est 19h! On savoure ce paysage incroyable jusque tard.

 Lac Tekapo
 Pour ma défense, je ne suis pas narcissique, c’est Micka qui veut toujours que je fasse le premier plan pour ses photos!
10
déc

Jour 107 

Bulletin météo du matin: des trombes d’eau de nouveau!!

Nous continuons donc la route vers l’Est en direction de Kaikoura. Nous empruntons une Scenic Road un peu plus longue mais espérant y voir de beaux points de vue. Le trajet se révèle assez banal. Des paysages de plaine et de campagne certes verts et jolis mais rien de très transcendant.

Nous nous arrêtons pour faire de l’essence dans une petite station de bord de route qui fonctionne uniquement par carte bancaire. Il faut mettre sa carte dans la machine et faire son code puis aller se servir. L’essence n’est pas donnée dans ce petit coin perdu donc nous ne mettons que 20$. Sauf qu’une heure après quand on allume notre téléphone on se rend compte qu’on a été prélevé de 150$! Une personne s’est probablement servie derrière nous. La machine a une faille ou peut être fallait-il acquitter un ticket après s’être servi? Peu importe, le fait est que certains en profitent et c’est écœurant. C’est toujours incroyablement vexant de se faire voler surtout qu’on fait hyper attention à nos dépenses comme la Nouvelle-Zélande est un pays cher... 150$ c’est l’équivalent de 2 pleins!! La morale, c’est que c’est pas toujours dans les pays que tu redoutes le plus qu’il t’arrive ce genre de choses. Quand je pense comme on faisait attention en Afrique du Sud lors des pleins avec toutes les arnaques qu’on avait pu lire... et il ne nous est rien arrivé là-bas! On a peut être baissé la vigilance en se disant: la Nouvelle-Zélande c’est safe. Bon rien de bien grave mais ça + la météo pourrie qui nous a fait renoncer à plein de belles découvertes...on est un peu blasés aujourd’hui. Arrivés à Kaikoura on se dit qu’une balade nous fera du bien. On commence la rando jusqu’à ce qu’on tombe au bout de 20 minutes sur un panneau “trail closed”.... Demi tour... Quand ca ne veut pas...

Nous nous mettons en recherche d’un camping gratuit pour la nuit. On repère un coin en ville mais ce n’est pas très clair, on ne sait pas si c’est autorisé ou pas. On hésite... Il y a un autre couple qui semble se poser moins de questions que nous... Là-dessus une voiture arrive avec un mec bizarre à l’intérieur. Micka le trouve louche et n’est pas du tout à l’aise. Du coup on se dit que si c’est pour passer une mauvaise soirée et ne pas être serein ça sert à rien... surtout après la journée déjà un peu pourrie qu’on a passé. Suivre son instinct quand on ne le sent pas... Du coup nous bougeons vers un autre camping à la vue bien moins sympathique mais par contre convival et sûr.

Je ne crois pas qu’on soit vraiment fait pour le bivouac sauvage! Quand on lit sur la célèbre application Campermate que tout le monde utilise ici, les commentaires de certains spots de campings gratuits, ça ne donne vraiment pas envie d’y aller. Il est écrit qu’il y a parfois des rôdeurs, des gens voient des lumières en pleine nuit ou des gens avec des chiens qui veulent les impressionner ou encore certains ont été réveillés par le bruit de leur portière qu’on essayait s’ouvrir. Bref, ça ne nous donne pas envie de dormir dans ces lieux un peu isolés. On privilégie donc les campings gratuits très populaires ou il y a du monde et où l’on se sent bien. On est trouillard mais on assume!

Jour 108

Nous profitons de la matinée ensoleillée pour faire une belle balade autour de la péninsule de Kaikoura. 3h de marche au cours desquelles on a pu voir des otaries qui se dorent au soleil. Elles sont belles comme tout avec leur fourrure et leurs longues moustaches. Le lieu est envahi aussi par les cormorans, les mouettes et quelques huîtriers.

Les paysages ont des airs de Bretagne avec un bon air marin. Ca nous fait le plus grand bien de marcher et on fait de belles photos aux différents points de vue qui donnent sur la baie.

Tour de la péninsule de Kaikoura  

Nous mangeons dans le van face à la mer avant de reprendre la route en direction du parc national d’Abel Tasman. La pluie s’invite de nouveau et ne cesse plus.

Nous nous arrêtons donc faire quelques courses réconfortantes (2 tablettes de chocolat entre autres;-)) et nous nous arrêtons vers 18h sur un site au bord d’une rivière pour se préparer une petite fournée de pancakes au chaud.

Jour 109 

La nuit a été courte. Nous avons posé le van au bord d’une rivière. Or, à 4h du matin, une pluie diluvienne s’est mise à tomber et un gros orage a éclaté!! On est resté aux aguets à surveiller l’éventuelle montée des eaux. En effet, il y avait des panneaux partout: “attention crues”. Bon finalement plus de peur que de mal on a pu rester sur place jusqu’au petit matin.

Nous reprenons la route sous des trombes d’eau.

Nous traversons la petite ville de Nelson. Les villes néo-zélandaises ont une ambiance assez à l’américaine. On retrouve les mêmes codes. Des villes créées de toute pièces avec des rues quadrillées, des coffee shop et des restos très orientés “burgers”. Les néo-zélandais sont par contre très sportifs: beaucoup de joggers, de cyclistes, des terrains de rugby, de croquet...

Nous arrivons au parc national d’Abel Tasman. Nous nous installons dans un camping payant car il est interdit de stationner la nuit un peu partout et les campings gratuits sont vraiment loin. Nous décidons donc de payer 40$. Ce n’est pas donné mais ça nous permet d’être sur place.

A 16h, le soleil est de retour!!!!!! Le parc se dévoile! Nous partons directement en balade le long du sentier côtier. Les paysages sont superbes, on traverse de la forêt avec des fougères arborescentes, fougères endémiques absolument sublimes. Ça fait très jungle! Les arbres sont immenses et ce sont des espèces très tropicales, pas du tout les arbres qu’on a chez nous. Il y a de belles petites plages au sable bien jaune, des petites criques. C’est très exotique comme paysage. Il y a aussi pas mal d’oiseaux! Nous marchons 10km et savourons ce retour du beau temps!! Magique après tant de pluie!

Paysages d’Abel Tasman 

Le soir, nous sortons table et chaises dehors: apéro et repas en plein air!! Des petits canards déambulent dans l’herbe et semblent avoir investi les lieux. Bref, dans un tel cadre, la platée de pâtes a une sacrée saveur!!

Qui était Abel Tasman?

Abel Tasman était un explorateur/navigateur hollandais du XVIIème siècle. Il a découvert le Tasmanie et lui a donné son nom et a découvert la Nouvelle-Zélande en 1642!!

Jour 110

Aujourd’hui, je ne vous fais pas de bulletin météo le soleil est radieux!!! Nous partons de bonne heure randonner dans le parc Abel Tasman. Le parc est traversé par un grand sentier de randonnée: un des 9 Great Walk de Nouvelle-Zélande. Ces Great Walk corespondent un peu à nos GR, c’est à dire qu’il s’agit de randonnées sur plusieurs jours avec des refuges tout au long du chemin.

Nous empruntons donc une petite partie de cette Great Walk avec 5h de randonnée pour 17km.

Nous profitons ainsi de cette forêt dense, des superbes criques et baies qui s’offrent à nous tout au long. Sur ces petites plages de sable on se prendrait presque pour Robinson Crusoé. La végétation est très tropicale c’est hyper curieux de trouver cela en Nouvelle-Zélande. Les fougères arborescentes nous impressionnent par leur taille immense!

Fougères arborescentes 

Nous pique-niquons sur une petite crique, voyons passer quelques courageux qui explorent le parc en kayak de mer en longeant la rive.

Il y a aussi des bateaux-taxis qui emmènent les randonneurs plus loin sur le sentier pour leur permettre de faire une randonnée côtière plus longue sans avoir à faire un aller-retour. L’idée est bonne mais c’est quand même 90$ à 2 pour la navette...! On a donc préféré faire un aller-retour.

En milieu d’après-midi, nous quittons le parc absolument ravis de cette journée.

Nous reprenons la route en direction de Picton où nous prendrons le ferry pour l’île du Nord demain. Les paysages sont chouettes: des vignes encore en nombre, le joli port d’Havelock et la Queen Charlotte Drive avec des plantations de sapin à perte de vue et de beaux points de vue sur la mer et sur les Marlborough fjords.

Nous campons sur le terrain d’un pub car nous n’avons pas trouvé de camping gratuit dans le coin. C’est quand même pas simple de poser le van, les habitants veillent à leur tranquillité, les places sont très limitées et les zones interdites nombreuses. Là, pour 10$ la nuit nous pouvons nous installer, c’est raisonnable.

Nous faisons notre popote même si Micka se serait bien laissé tenter par un burger et une bonne pinte au pub!;-)

Nous avons la grande surprise de voir que notre compte a été recrédité des 150$ disparus à la station service. Micka avait écrit au gérant et en fait le système de carte bancaire prélevait automatiquement 150$ et recréditait une somme en fonction de la quantité d’essence prise. Sauf que cette opération peut prendre jusque 3 jours! Donc ce n’était pas un vol! Quelle bonne nouvelle! Fallait juste le savoir... Apparemment c’est courant dans les stations service de Nouvelle-Zélande!

Spot du soir  

Jour 111

Nous rejoignons Picton en profitant une bonne partie de la matinée des Marlborough sounds, une région de fjords absolument superbes. Nous prenons le café au bord de l’eau à admirer le paysage. Un couple de personnes âgées vient nous saluer pendant leur petite balade matinale. Incroyable cette douceur de vivre et cette gentillesse néo-zélandaise. Il n’y a jamais ni méfiance ni animosité ni stress. Tu peux rouler à 2 à l’heure, personne ne te double, ne te klaxonne. Ils ont une philosophie et une qualité de vie incroyable. Est-ce dû au fait qu’ils sont peu nombreux? Que l’île du Sud est rurale? Je ne sais pas mais on a l’impression qu’ils compensent la grisaille et la pluie par une chaleur humaine et des habitudes cocooning dans leur habitat, leurs petits déjeuners délicieux etc...

Coffee with view 
Près de la Queen Charlotte Drive 

Autre petit détail qui nous amuse: les boites aux lettres. Elles sont souvent décorées ou carrément fabriquées de toutes pièces et de manière originale. Boîte aux lettres en forme de tonneau de vin, de coffre-fort, de nid d’oiseau. Ils ne manquent pas d’imagination! Et il y a des villages où tout le monde semble jouer le jeu!

Boites aux lettres locales 

Les Marlborough Sounds et la route littorale nous plaisent beaucoup. Les baies, leur eau vert vif et leurs appellations maoris évoquent les lagons. La végétation autour fait très tropicale avec la présence de fougères géantes et au fond les fjords font plutôt penser à la Norvège! C’est vraiment un drôle de mélange! Une association de paysages un peu déconcertante, de toute beauté et indescriptible!

Nous rejoignons Picton pour prendre le ferry qui nous emmène sur l’île du Nord. Nous achetons du bon pain aux graines dans une vraie boulangerie!! Ca fait trop plaisir! Le bon pain, ça fait partie des choses qui nous manquent! ;-)

Picton 

La traversée en direction de l’île du Nord est magnifique : nous traversons des fjords de toute beauté pour rejoindre le détroit de Cook.

 A bord du ferry 

Le volcan White Island est entré en éruption hier sur l’Ile du Nord. 8 touristes sont morts. Nous sommes assez choqués par cette nouvelle. Ce volcan est le plus actif de Nouvelle-Zélande et les touristes pouvaient se rendre dans son cratère munis d’un masque à gaz. Nous pensions naïvement que les autorités étaient capables de prévoir ou d'anticiper du moins une éruption. Or, il n’en est rien...

17
déc
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Publié le 23 décembre 2019

Jour 112

Nous sommes passés hier de l’île du Sud à l’île du Nord. En consultant la météo, nous avons vu que le dernier jour de grand soleil était aujourd’hui mercredi avant l’arrivée d’une nouvelle perturbation. Nous avons donc fait le choix en sortant du ferry de filer au parc national du Tongariro qui est le “hot spot” de l’île du Nord. Ça impliquait de zapper la visite de Wellington, ce qui est dommage, mais voilà on ne peut pas tout avoir sous le soleil comme nous l’a montré notre séjour au Sud donc le choix a été vite fait.

Arrivée à Wellington  

Le ferry a du retard, nous accostons à 19h. Wellington est la capitale du pays et aussi la ville la plus ventée du monde! Cependant, quand nous accostons le soleil et les douces lumières du soir nous donnent plutôt un bel aperçu de la ville avec son port de plaisance, sa mini skyline et ses collines résidentielles alentour. Nous roulons 4h jusqu’à National Park où nous avons réservé un camping.

Couchés à minuit, le réveil sonne à 5h45 pour attraper la shuttle de 7h qui nous emmène au départ de la randonnée du Tongariro! On est motivés ou on ne l’est pas!!

Nous faisons le très célèbre Tongariro Alpine Crossing trail, une randonnée de 19km qui se parcourent en 7h environ, considérée comme la plus belle randonnée de Nouvelle-Zélande. Le parc du Tongariro est lui-même classé à l’Unesco pour ses paysages sublimes et pour ses 3 montagnes/volcans à l’immense valeur spirituelle et culturelle pour les Maoris.

Nous partons sous un soleil radieux par le sentier qui passe à proximité de ces 3 volcans toujours actifs. Le premier, que l’on verra de loin et qui est bien enneigé encore: le mont Ruapehu (2797m). Sa dernière éruption date de 1945. Sur ses pentes, on trouve une des plus belles stations de ski de Nouvelle-Zélande.

Le mont Ruapehu 

La rando passe par contre tout près du sommet du volcan Tongariro (1967m) puisqu’elle se fait sur ses flancs. Nous passons près des différents cratères du Tongariro notamment le cratère Sud et le Red cratère avec un passage incroyable par les lacs Émeraudes et le Blue Lake. Et nous avons une vue imprenable sur le dernier des 3 volcans du parc: le mont Ngauruhoe (2287m). Celui-ci est un cône absolument parfait et sublime. Il a encore quelques plaques de neige au sommet et sur ses flancs et l’on voit quelques fumerolles qui rappellent qu’il est toujours en activité. (Sa dernière éruption date de 2012 et a entraîné la fermeture du parc pendant plusieurs mois).

 Mont Ngauruhoe

La rando nous fascine: les paysages sont désertiques, très peu de végétation, la vue sur les volcans et les coulées de lave sont incroyables. Les 3 lacs émeraudes nous ont particulièrement plu, on dirait des lacs acides. Leurs couleurs vives sont superbes. L’odeur de souffre et des fumerolles sont présents à cet endroit. On se croit vraiment sur une autre planète.

Les lacs émeraudes
Le cratère rouge qui doit sa couleur à l’oxyde de fer 
 Le cratère central près de Blue Lake

Nous pique-niquons près du Blue Lake qui marque la moitié de la rando et terminons par un sentier qui descend en direction du lac Taupo (le plus grand lac de Nouvelle-Zélande). On retrouve de la végétation et carrément de la forêt en fin de parcours. Ce qui est chouette c’est que la randonnée n’est pas un aller retour mais un aller simple, ce qui offre une grande variété de paysages. Le retour se fait donc en shuttle.

 Blue Lake

Nous rentrons en fin d’après-midi. Après une douche au camping, nous reprenons la route pour dormir au bord du lac Taupo sur un emplacement de free camping. Le coucher de soleil sur les montagnes et le lac est superbe. On a failli le rater à quelques minutes près trop fatigués qu’on était!!

Coucher de soleil au lac Taupo 

Bref, vous l’avez compris cette journée nous a beaucoup plu et nous a fait touché du doigt la beauté des paysages néo-zélandais.

Jour 113

Ce matin grasse matinée jusque 9h! Et comme nous sommes encore un peu fatigués, le programme aujourd’hui sera plutôt cool.

Nous prenons le petit-déjeuner au bord du lac Taupo, immense lac avec au fond les volcans qui resteront dans les nuages aujourd’hui. Le lac Taupo couvre en fait une énorme caldeira inondée. Cette caldeira résulte de l’éruption du mont Taupo qui est un super volcan entré en éruption il y a 26 000 ans.

Lac Taupo 

Nous faisons ensuite un tour aux Huka Falls, sorte de goulot d’étranglement de la rivière qui est alimentée par le lac. Bon ce n’est pas la visite de l’année. Nous vaquons ensuite à des occupations plus basiques: un tour à la dump station & courses puis nous pique-niquons à nouveau au bord du lac dans un autre coin, où nous échappons brillamment aux cygnes noirs affamés.

Huka Falls 

Nous partons ensuite à Rotorua, ville située au cœur de l’activité géothermique de Nouvelle-Zélande. A peine arrivés en ville, nous sommes surpris par l’odeur du soufre, cette délicieuse odeur d’œuf pourri qui nous met tout de suite dans l’ambiance. Même les fontaines sont alimentées par cette eau soufrée, un peu marron/grise. Pas de doute ça bouillonne pas loin!!

La ville abrite un beau musée malheureusement fermé pour travaux (normes anti-sismiques), qui est en fait un ancien bâtiment du début du XXème siècle qui abritait des bains thermaux. On sent que la ville a connu un bel essor grâce au tourisme thermal comme en témoignent les beaux bâtiments d’époque.

 Rotorua 

La ville est très tournée encore vers le tourisme thermal et bien être avec notamment un grand centre près du parking où nous dormons où l’on peut profiter de bains à différentes températures avec une vue sur le lac de Rotorua.

Rotorua  

Nous sommes surpris de voir énormément de travailleurs âgés qui continuent de bosser alors qu’ils ont largement l’âge de la retraite. Ils le sont d’ailleurs (l’âge de la retraite est à 65 ans) mais continuent de travailler bien après. Des caissières, des vendeuses, des conducteurs de bus, des laveurs de toilettes publiques etc... aucun doute que certains ont largement 70 ans. Et on en a vu beaucoup. Le pire c’est qu’ils ont le sourire, sont enjoués et semblent heureux comme tout (comme les néo-zélandais en général). De quoi faire réfléchir sur nos conditions de français...

Jour 114

Nous partons visiter de bonne heure le parc géothermique de Wai-O-Tapu.

Nous sommes toujours dans la grande zone volcanique du lac Taupo qui s’étend sur 250km depuis le Tongariro où nous étions il y a 2 jours jusqu’au nord de Rotorua (au niveau de White Island où a eu lieu l’éruption meurtrière il y a quelques jours).

Cette zone volcanique est une des plus actives au monde et se trouve à la jonction des plaques pacifique et australienne. C’est une zone de subduction où la croûte terrestre est fine. Les eaux souterraines bouillonnent, les gaz s’échappent...et cela donne un paysage complètement incroyable, l’impression d’être sur une autre planète. Il y a 14 000 tremblements de terre par an en Nouvelle-Zélande!

Quelques spots de ce parc:

  • Un ensemble de 12 cratères qui se sont effondrés à cause de la vapeur acide provenant du sol. Le dernier cratère s’est formé en 1968 et continue de s’agrandir. L’eau à 98 degrés dégage de la vapeur acide.
  • Ipu et ses cuvettes de boue contenant du pétrole brut, à 50 degrés. Au début du XXème, ces boues de surface étaient récupérées pour être brûlées dans les lanternes à kérosène.
  • La palette d’artiste

Les eaux qui débordent du bassin Champagne offrent un spectacle de couleurs en fonction des minéraux provenant des profondeurs de la terre qui refroidissent et s’évaporent. L’oxyde de fer donne une couleur rouge/marron, l’oxyde de manganèse du violet, le soufre du jaune etc...


  • Lac Ngakoro

Ce lac formé par une éruption hydrothermale est alimenté par des sources chaudes. Ces sources le réchauffent ce qui entraine la prolifération d’algues qui lui donne sa couleur verte.

  • Bassin champagne

La plus grande source d’eau chaude de Nouvelle-Zélande avec une température de 74 degrés!!

Il fait 65m de long et 62m de profondeur . Beaucoup de vapeur chaude se dégage du bassin ce qui empêche de bien le voir. C’est assez impressionnant!!

Les bulles de gaz carbonique donnent l’impression que le bassin bouillonne!

  • Le Roto Karikitea

C'est un cratère rempli par l’excès d’eau du bassin Champagne. Sa couleur vert vif superbe est due aux dépôts de minéraux en suspension dans l’eau qui reflètent la lumière du soleil.

Le parc nous a beaucoup plu et a ravivé chez nous le souvenir de notre virée à Yellowstone en 2015 qui nous avait absolument fascinés.

Nous faisons ensuite un stop aux « Mud pool », littéralement des «piscines de boue ». Là aussi ça glougloute, ça bouillonne!

Mud pool 

Les eaux acides dissolvent la terre et les nombreux minéraux des roches formant ainsi des piscines de boue visqueuse.

Nous allons ensuite faire un tour dans Mountain rainbow, de superbes collines érodées de toute beauté.

Mountain Rainbow 

Nous poursuivons par de beaux points de vue en direction du lac Tarawera: les Green lake et Blue lake.

La végétation est absolument incroyable: très dense avec des fougères géantes. On dirait vraiment des paysages polynésiens!

Nous nous arrêtons ensuite au bord du lac où pas mal de gens se baignent en cette belle journée. Au fond domine le volcan Tarawera tout en longueur, dont la dernière éruption remonte à 1886.

Lac Tarawera 

Nous retournons sur Rotorua pour la soirée sur notre parking tout près d’un hôtel de luxe ce qui nous permet de capter le wifi depuis le van!!;-)

Jour 115

Nous quittons Rotorua et continuons la route vers le Nord. Nous pique-niquons près de Wahi Beach. Il y a de grosses vagues et pas mal de surfeurs! On sent qu’on est samedi car il y a beaucoup de monde. Nous prenons notre temps: sortons table, chaises et tonnelle pour profiter de cette petite pause ensoleillée!

Wahi Beach 

Nous nous arrêtons ensuite à la mine de Wahi: une mine d’or et d’argent à ciel ouvert. La Martha mine est immense. Ses dimensions sont impressionnantes, tout comme le camion benne qui se trouve à côté! La mine à ciel ouvert a fermé en 1952 devenant moins rentable. Un projet actuel est en cours pour la réexploiter, mais dans des parties souterraines.

Martha mine 
Ça, c’est du camion! 

Nous allons ensuite nous balader dans les Karangahake Gorges. Ce site était jusqu’aux années 1930 l’un des principaux sites d’extraction d’or du pays. On peut voir d’anciens tunnels, wagons et machines utilisées pour transporter l’or, le tout dans des paysages magnifiques. 2000 personnes vivaient ici à l’époque.

La visite sous forme de balade dans les gorges est très agréable.

Nous remontons le long de la péninsule de Coromandel par la côte Est et nous arrêtons près de Hot Water Beach pour la nuit. Un autre beau spot de surf. L’eau est à 17 degrés en ce moment! Les villas qui donnent sur la côte sont absolument sublimes: des maisons d’architectes modernes, épurées, baignées de lumières, et entourées de fleurs et d’arbres.

Hot water beach au coucher du soleil 

Jour 116

Ce matin, petit-déjeuner tranquille dans le jardin du camping. Nous papotons avec des anglais en voyage avec leurs 2 enfants. Et devinez quoi, ils sont en tour du monde! Encore et encore!

Nous somme près de Hot water Beach, une plage où l’on peut, à marée basse creuser un trou dans le sable et voir «jaillir » de l’eau chaude à 50/60 degrés, de quoi se faire en ajoutant un peu d’eau de mer fraîche, un petit bain façon jacuzzi. Ça doit être amusant comme expérience, mais nous n’avons pas trop envie d’attendre la marée basse qui n’est que cet après-midi.

Nous partons donc en direction de Cathedral Cove, une célèbre formation rocheuse. Pour y aller, nous faisons une jolie balade. Le littoral est superbe: la végétation très différente de celle qu’on a pu voir jusque là et de nombreux îlots et falaises déchiquetées se succèdent.

L’arche de Cathedral Cove est belle, bien que moins imposante que nous l’imaginions d’après les photos vues.

Cathedral Cove 

Après 2h30 de marche environ, nous mangeons près de la plage de Hahei Beach.

Nous poursuivons ensuite notre tour de la péninsule de Coromandel. La petite ville de Coromandel a un style far west avec ses maisons en bois et ses enseignes un peu rétro! Comme on est dimanche c’est vraiment très calme, nous ne nous attardons donc pas.

Paysages de la péninsule de Coromandel  

Nous atteignons Thames, ville tout en bas de la péninsule. Nous cherchons un spot de camping gratuit pour la nuit. Après plusieurs hésitations (certains spots sont vraiment glauques!!), nous trouvons notre bonheur au bord de la mer. Le vent souffle et les oiseaux font du sur-place!! Nous serons bercés ce soir par le bruit des vagues!

Jour 117

Ce matin, le temps est gris, il bruine et c’est vraiment morose! Micka part faire une visite guidée de la mine d’or de Thames. Nous nous retrouvons ensuite pour un bref tour dans la ville de Thames.

Cette petite ville semble être restée figée dans le temps, à la fin du XIXème quand la mine fonctionnait à plein régime et faisait travailler la ville entière. Il y a encore les bâtiments d’époque et leurs devantures en bois.

Eglise St James, 1898, d’architecture gothique en bois
Rue de Thames 

Nous rejoignons ensuite la banlieue d’Auckland et ne faisons pas grand chose de plus au vue de la météo.

Jour 118 et 119

Nous pensions visiter Auckland mais la pluie battante en aura une fois de plus décidé autrement. Nous rendons donc le van en début d’après-midi. Le proprio de la compagnie à Auckland nous explique qu’il pleut certes souvent en Nouvelle-Zélande mais que depuis quelques années, il pleut vraiment beaucoup plus et a des périodes où ce n’était pas le cas avant (comme maintenant!). Encore une fois, le changement climatique (auquel nous participons avec ce voyage!) ne peut être nié et est une réalité avec laquelle il va falloir composer de plus en plus dans les années qui viennent.

Nous rejoignons le air B&B que nous avons loué pour la nuit. Nous sommes hébergés chez un couple d’infirmiers indiens expatriés en Nouvelle-Zélande. Des indiens pas hindous mais catholiques qui reçoivent justement des amis pour chanter des chants de Noël! Improbable mélange de cultures!!

Air B&B 

Le lendemain, nous partons prendre notre vol pour Taïwan. Nous quittons le pays avec un sentiment très mitigé. Celui de n’avoir pas pu en découvrir les merveilles, de l’avoir uniquement survolé en raison des caprices météo. Ces 3 semaines n’ont pas été aussi denses que nous l’espérions mais à distance nous nous rappellerons que des bons moments. C’est ça aussi la magie du voyage.